Espèce
autochtone

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Comportement de l'Écureuil roux

Domaine vital et dispersion

Écureuil roux sur un tronc d'arbre

L’Écureuil roux est un animal solitaire, excepté durant la période de reproduction. Son organisation sociale est fondée sur une hiérarchie de dominance entre mâles et femelles, et entre individus de même sexe. Les dominants sont généralement plus vieux et plus gros que les dominés.

L’Écureuil roux ne défend pas de territoire. Il fréquente un secteur appelé domaine vital où les individus cohabitent. Sa superficie varie en fonction du type d’habitat, de la distribution de la nourriture et du sexe des individus : entre 2 et 20 ha généralement pour les femelles et entre 5 et 30 ha pour les mâles.

Le domaine vital des mâles, plus important en période de reproduction, couvre ceux de plusieurs femelles. Il est identifié par des marquages olfactifs (urine, secrétions glandulaires, vaginales pour les femelles), renseignant notamment les mâles sur le stade de reproduction des femelles.

Les jeunes demeurent quelques mois à proximité de leur nid de naissance, puis se dispersent pour trouver un secteur propice à leur installation. Les distances parcourues sont fonction du sexe des individus, des densités et surtout des ressources disponibles. Lorsque la nourriture est abondante, les jeunes s’éloigneront peu de leur lieu de naissance.

Rythme d’activité

L’Écureuil roux est diurne, contrairement à la plupart des rongeurs, et comme la grande majorité des écureuils arboricoles. Il est actif du lever du jour au coucher du soleil. Son rythme d’activité est variable selon les périodes de l’année, avec un pic principal en fin de matinée en hiver, et deux pics aux autres saisons, un à l'aube et un avant le coucher du soleil. Ces pics sont plus prononcés en été, saison durant laquelle il est peu actif en milieu de journée, rejoignant son nid, ou somnolant sur la branche d’un arbre.

Écureuil roux sous la neige

En hiver, il ne présente pas de phase d’hibernation contrairement à la Marmotte des Alpes et au Tamia de Sibérie, deux sciuridés trouvant refuge dans un terrier. Toutefois, il réduit son activité par vent violent, en cas de fortes pluies, ou de températures basses.

Son activité est associée principalement à la recherche de nourriture, à la construction des nids, à la constitution de réserves, et à la reproduction. Les mâles en particulier consacrent une partie de leur temps à parcourir leur domaine vital, de manière à connaître le statut reproducteur des femelles, afin de pouvoir les féconder durant la courte période où elles seront réceptives. Après la mise-bas, une part importante de l’activité des femelles sera consacrée au soin des jeunes dans le nid.

Le rythme d’activité des écureuils sera surtout fonction des disponibilités en nourriture. Si elles sont abondantes, les phases de repos seront plus longues.

Alimentation

Écureuil roux avec une noisette en bouche

Omnivore opportuniste, l’Écureuil roux adapte son alimentation aux disponibilités en nourriture, l’alimentation constituant 60 à 80% de son activité selon les saisons. Au cours de l’automne et en hiver, il se nourrit principalement de fruits d’arbres : graines de conifères, faînes, châtaignes, glands, noisettes, noix…, mais aussi de champignons, de l’écorce des arbres et de bourgeons. Au printemps et en été, son régime est diversifié : baies, fleurs, jeunes pousses d’arbres, fruits à pulpe (cerise par exemple), invertébrés (insectes, escargots), et occasionnellement œufs et oisillons.

En automne, l'Ecureuil roux constitue des réserves afin de profiter sur une plus longue période de l'abondance en nourriture. Il enterre ainsi des fruits d’arbres (glands, faînes, noisettes, noix, cônes) au hasard de ses déplacements. Il stocke également des champignons, séchés au préalable. Il redécouvre ses réserves au cours de l’hiver, lors de la recherche de nourriture. Certaines d'entre elles ne sont pas utilisées ou non retrouvées. Ainsi, comme le Geai des chênes et le Mulot sylvestre, il participe à la régénération naturelle des peuplements forestiers.

Occasionnellement, l’Écureuil roux peut être à l’origine de dégâts par écorçage d'arbres et arbustes, ou par consommation de jeunes pousses, notamment de conifères, ce qui lui vallait d'être mal considéré par les forestiers. Compte tenu de ses faibles densités, son impact est toutefois diffus (excepté dans les plantations de conifères) et peu visible.