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Gestion de l'Écureuil de Corée

Jusqu'à mi juillet 2016, le contrôle des populations d'Ecureuil de Corée (ou Tamia de Sibérie) présentes en France n'était pas une obligation, même si l’impact de cette espèce était avéré, notamment par son rôle dans l'infection de la tique de litière (Ixodes ricinus) par les bactéries responsables de la maladie de Lyme. Toutefois, depuis le 13 juillet 2016, suite à la parution du Règlement d'exécution (UE) 2016/1141, considérant le Tamia de Sibérie comme une espèce exotique envahissante préoccupante au niveau européen, la France et les autres Etats membres doivent prendre des mesures visant à prévenir son introduction et gérern les populations établies sur leur territoire (voir la page "Ce que dit la loi").

Le contrôle de cette espèce, voire son éradication, nécessite un investissement en temps important et représente ainsi un coût élevé. De tels efforts étaient, jusqu'en 2016, annihilés par le lâcher potentiel de nouveaux individus par des particuliers lassés par leur compagnie. En effet, avant d’intervenir sur le terrain, il convenait d’agir en amont et d’interdire la vente de cet écureuil dans les animaleries et sur Internet, comme le sont d'ailleurs toutes les autres espèces d’écureuils sur le territoire français (excepté les animaux issus d'élevages).

Dans la situation actuelle (début 2018), il conviendra d'agir rapidement lorsque des tamias seront observés sur un site qui en était jusqu'alors dépourvu, de manière à empêcher l’installation d’une nouvelle population, ceci à moindre effort. En ce sens, les informations apportées par l'enquête de répartition de cette espèce en France seront précieuses.

Voir à ce propos la plaquette : "Le tamia de Sibérie, Tamias sibiricus, Espèce exotique envahissante en Europe, Une obligation d'intervention", publiée fin 2017 par l'ONCFS et le MNHN.

 

Perception par le public en 2007

Le Tamia de Sibérie est-il perçu par les utilisateurs de la forêt comme une espèce enrichissant la biodiversité, ou comme un compétiteur potentiel à d’autres rongeurs ?
Serait-il souhaitable de le contrôler s’il est à l’origine de perturbations majeures de l’écosystème forestier ou sur le plan de la santé humaine ? Au contraire, doit-on accepter sa présence et ses nuisances ?

Ce sont les principales questions qui ont été posées à 103 personnes au Parc de Sceaux (Hauts-de-Seine) et en Forêt de Sénart (Essonnes et Val-de-Marne) au printemps 2007 (travaux de C. Mougne, 2007).

Parmi ces personnes, 66 étaient des promeneurs, 23 des techniciens et agents administratifs, 5 des responsables d’associations, 5 des scientifiques écologues, 2 des propriétaires de tamias et 2 des techniciens d’animaleries.

Les résultats de ces entretiens ont montré que le Tamia est perçu différemment par ces différents groupes de personnes :

  • les scientifiques, gestionnaires et agents du Parc de Sceaux et de la Forêt de Sénart ont une vision négative de l’espèce les amenant à accepter sa gestion si les problèmes qu’elle pose sont avérés ;
  • les promeneurs, les associations n’ont pas une image aussi positive qu’on pouvait l’imaginer, l’Écureuil roux est de loin leur préféré et, si le Tamia nuit à sa présence ou est à l’origine de problèmes en santé humaine, ils seraient favorables à son contrôle ;
  • les propriétaires de tamias sont contre toute intervention, même si des impacts sont avérés. Ils souhaiteraient que les animaux soient capturés et stérilisés… Cette dernière voie, quoi qu’il en soit, est impossible en raison de l’effectif important de certaines populations (plus de 10 000 individus en Forêt de Sénart) et du coût d’une telle opération.